07 décembre 2008
JOUETS DE JADIS N°1
Motards ouvrant le défilé, la Garde républicaine à cheval, l'infanterie défilant au pas : l'enfant reproduit avec ses soldats le spectacle de cette "jolie parade patriotique" qui l'a tant impressionné.
Témoignage d'une époque lointaine où le jouet façonnait l'imagination à partir de souvenirs marquants.
Émouvante relique des cadeaux de Noël de jadis comme il n'en existe plus...

NB- Pour toute recherche sur ce thème des jouets d'enfant, contactez-nous.
31 mars 2008
POISSON !

... Parce que nostalgie oblige.
Même si la tradition se perd, hélas !
29 décembre 2006
COMME UNE IMAGE...


24 novembre 2006
CATHERINE !
C’EST LA SAINTE-CATHERINE...
Ma chère maman,
C’est jeudi prochain la Sainte-Catherine, nous aurons récréation toute la journée, et le soir nous danserons. Comme bonne amie désire que nous soyons toutes en blanc, veux-tu avoir la complaisance de m’envoyer ma toilette et une ceinture bleue, parce que c’est l’uniforme.
Bonne amie a écrit à toutes les mamans qu’elles peuvent venir, si cela les amuse. Je pense que tu as reçu une lettre ; mais j’ai si peur que tu ne viennes pas, que je profite de l’occasion de ma toilette pour te supplier de ne pas me faire ce chagrin, et tu me rendrais bien heureuse si tu voulais amener ma petite soeur, qui aime tant danser ; j’en aurai bien soin et je ne la quitterai pas de la soirée. Ainsi, chère maman, sois bien tranquille : à dix ans, on peut bien veiller sur sa petite soeur, surtout quand on l’aime comme je le fais.
Si tu étais bien gentille, tu viendrais de bonne heure, pour m’habiller toi-même. Je t’en prie, chère petite maman, ne me refuse pas, et tu me rendras la plus heureuse des petites filles.
Je t’embrasse comme je t’aime...
Source : Mme C. BOURGOIN.- La Petite Glaneuse Épistolaire
(Paris, Librairie classique et d’éducation, s.d.)

SAINTE-CATHERINE, POURVOYEUSE DE MARIS
“Elle coiffera bientôt Sainte-Catherine”... Ce propos goguenard sonne l’heure de se marier ou de rester “vieille fille”.
L’expression elle-même daterait du XIIème siècle. Chaque année, il incombait à la plus âgée de la confrérie des jeunes filles de renouveler la coiffure de la statue de Sainte-Catherine d’Alexandrie, quand l’église en possédait une...
Sainte-Catherine est d’abord célébrée comme patronne des jeunes filles, avant de devenir plus tardivement patronne des couturières et modistes.
C’est surtout un culte populaire qui fit de cette fête anodine un véritable événement dans la vie des jeunes filles. Dans le nord de la France tout particulièrement, ce culte est étroitement associé à celui de Saint-Nicolas. Au soir du 25 novembre, les petites filles placent leurs sabots devant la cheminée, pendant que leurs grandes soeurs se parent de leur plus belle toilette. La “maresse”, l’élue de la confrérie des jeunes filles, “coiffe” Sainte-Catherine et reçoit un mai de bouleau orné de rubans et de fleurs. Et la fête ne fait que commencer : “Après la messe solennelle, célébrée aux frais de la maresse, celle-ci réunit toute la jeunesse chez elle. À ce bal, les jeunes filles invitent les jeunes garçons en leur offrant une fleur. Bien des fiançailles s’ensuivent, justifiant la réputation de Sainte-Catherine, pourvoyeuse de maris.” (Cf. Renée MOUTARD-VEDRY : “Sainte-Catherine, patronne des jeunes filles”, Paris, 1942)

QUAND UNE CATHERINE CHASSE UNE CATHERINE...
L’existence de Sainte-Catherine d’Alexandrie est sujette à caution. Selon la légende, Jésus lui serait apparu le jour de son baptême, et l’aurait choisie pour fiancée. Après avoir obtenu la grâce de nombreux chrétiens, elle devient trop encombrante pour l’empereur Maxence. Elle est torturée puis décapitée. Et, le jour de son exécution, du lait coule de son corps sectionné.
Les miracles de cette “vierge et martyr”, fruits de l’imagination des hagiographes, seront vivement dénigrés par les protestants. Si bien qu’au détour d’un discret nettoyage du calendrier grégorien, à la date du 25 novembre, la légendaire Sainte-Catherine est remplacée par une autre Sainte-Catherine... Labouré, canonisée en 1947. Si la statue a changé, le folklore, lui, est intact.

NB - Ces trois textes sont extraits de l'ouvrage (remarquable bien sûr!) de Jacques GIMARD.- Au temps de nos grands-mères - Mémoire des femmes au début du siècle - (Paris, Le Pré aux Clercs, 1998)
26 octobre 2006
BONJOUR TRISTESSE
Visage ferme, regard fixe, lèvres pincées : pause insolite.
Engoncée dans son gilet tricoté mains, elle ne prête même pas attention au photographe dont la glace fait jaillir le spectre.
Décor aussi étrange que le sujet : le napperon en grosse laine qui trône sur la table encaustiquée, l'assiette solitaire qui orne le mur défraîchi, les poupées de papier qui se bousculent sur le meuble...
On dirait qu'elle attend le Commissaire Maigret, résignée à tout avouer.
Le début ou la fin d'un polar glauque, bien dans le ton du mois de novembre.

23 septembre 2006
JOLIES LETTRINES
Pour vos créations ou vos publications, adoptez de jolies lettrines comme les livres de jadis en avaient le secret...


05 septembre 2006
C'EST LA RENTRÉE !

Se faire tirer l'oreille dès le premier jour ?
Curieuse manière de dire au Maître Bonjour !
09 août 2006
STOP

Simple transhumance d'été...
De retour le mardi 29 août.
À bientôt
03 juillet 2006
TOUT DROIT AU PARADIS ?
Seul Saint-Pierre en possède la clef.
À vous de trouver le code...
22 juin 2006
EN VITRINE
Chaque semaine, une photo ou une image est en vitrine.
Selon l'ambiance du moment et l'air du temps...
